Embauche ou freelance en 2026 : le simulateur du coût réel total
Le coût d'un salarié n'est pas son salaire net. Les dirigeants sous-estiment systématiquement le coût total d'un CDI de 30 à 50%. Charges cachées, onboarding, matériel, locaux, risque de rupture — tout est intégré dans ce simulateur. Comparez CDI, freelance et sous-traitance en 2 minutes.
Le vrai coût d'un CDI : les postes souvent oubliés
Quand un dirigeant annonce «je veux embaucher quelqu'un à 3 500 € net», le budget réel est rarement calculé correctement. Voici les postes que l'on oublie systématiquement.
| Poste de coût | Estimation | Fréquemment oublié |
|---|---|---|
| Salaire brut mensuel | Net / 0,78 | — |
| Charges patronales | Brut × 45% | — |
| Mutuelle employeur | ~600 €/an | ! |
| Formation professionnelle | 1% de la masse salariale | ! |
| Matériel & licences (1 poste) | ~1 500 €/an (amorti) | ! |
| Locaux (1 poste open space) | ~2 400 €/an | ! |
| Onboarding / montée en charge | ~2 mois de brut (lissé) | ! |
| Provision rupture conventionnelle | ~3 mois de brut (lissée) | ! |
Règle empirique : Le coût réel d'un salarié pour l'entreprise est généralement de 1,7 à 2× son salaire net quand on intègre tous les postes. Un employé à 3 500 € net coûte réellement entre 70 000 et 85 000 € par an.
Le simulateur interactif
Ajustez le salaire net visé, le nombre de jours travaillés et le TJM freelance de référence. Le simulateur compare CDI, freelance et sous-traitance en temps réel.
Freelance : avantages et zones de risque
- ✓Flexibilité totale : arrêt de la mission sans procédure
- ✓Expertise immédiate et opérationnelle dès J+1
- ✓Pas de charges fixes hors mission (zéro si pas de travail)
- ✓Pas de gestion RH ni d'obligations administratives employeur
- ✓Accès à des profils indisponibles en CDI (très spécialisés)
- ✓Possibilité de tester une collaboration avant embauche
- ✗Requalification en CDI si lien de subordination avéré (cf. section dédiée)
- ✗Dépendance fournisseur : départ soudain = activité bloquée
- ✗Pas de transmission du savoir ni de montée en compétence interne
- ✗Confidentialité : un freelance multi-clients expose plus
- ✗TJM souvent plus élevé à court terme qu'un coût CDI journalier
- ✗Pas d'engagement de disponibilité long terme
Sous-traitance via cabinet : quand ça vaut le coup ?
La sous-traitance via ESN (Entreprise de Services du Numérique) ou cabinet spécialisé est pertinente dans des cas précis. Elle coûte ~10% de plus qu'un freelance solo (overhead de la structure), mais apporte des garanties supplémentaires.
Quand la mission dure 12+ mois et nécessite une équipe pluridisciplinaire déjà constituée et rodée.
Certains profils (ex. architecte data senior, expert cybersécurité industrielle) n'existent pas en freelance isolé mais dans des cabinets spécialisés.
Si un intervenant quitte, le cabinet assure le remplacement. Aucun risque de blocage lié au départ d'une seule personne.
Matrice de décision
| Situation / Besoin | CDI | Freelance | Sous-traitance |
|---|---|---|---|
| Besoin ponctuel < 3 mois | ✗ | ✓ | ✓ |
| Mission récurrente > 12 mois | ✓ | ✗ | ✗ |
| Expertise très rare / pointue | ✗ | ✓ | ✓ |
| Budget RH serré | ✗ | ✓ | ✗ |
| Croissance rapide, besoins variables | ✗ | ✓ | ✓ |
| Transmission de savoir interne | ✓ | ✗ | ✗ |
| Confidentialité stratégique | ✓ | ✗ | ✗ |
| Équipe constituée déjà existante | ✗ | ✗ | ✓ |
Le risque de requalification en CDI
Un freelance mal encadré peut être requalifié en salarié par l'Urssaf ou le Conseil de prud'hommes. Les conséquences sont sévères : rappel de cotisations sociales sur 3 ans, requalification du contrat, indemnités. Trois critères déclenchent l'alerte.
Le freelance reçoit des directives précises, doit rendre compte quotidiennement, ne dispose d'aucune liberté d'organisation. Un freelance doit pouvoir dire comment et quand il travaille.
Si le freelance travaille à 100% pour une seule entreprise pendant plusieurs mois, l'Urssaf peut considérer qu'il est en réalité salarié. La multi-clientèle du freelance est une protection.
Horaires fixes, badge obligatoire, matériel fourni exclusivement par l'entreprise : autant de signaux qui caractérisent un contrat de travail. Préférez un accès partiel aux outils et laissez le freelance utiliser ses propres équipements.
Bonne pratique : Rédigez un contrat de prestation clair mentionnant l'autonomie du freelance, ses obligations de résultat (et non de moyens), et l'absence d'exclusivité. Le portage salarial élimine ce risque de requalification.
Questions fréquentes
Comment comparer un TJM freelance et un salaire équivalent ?
Un freelance à 600 €/j travaille environ 200 jours facturables par an, soit 120 000 € HT de CA. Sur ce montant, il paye ses cotisations sociales (~40-45% selon statut), sa mutuelle, sa comptabilité, son matériel et sa retraite complémentaire. Son "salaire équivalent" net est généralement de 40 à 55% du CA selon le statut (portage, SASU, micro). Un CDI à 3 500 € net mensuel coûte ~75 000-80 000 € à l'entreprise chargé — soit ~430 €/j pour 176 jours travaillés nets. Le TJM du freelance est toujours plus élevé car il intègre ce que l'entreprise externalise.
Le portage salarial est-il une alternative crédible ?
Oui, le portage salarial est une troisième voie : le freelance est salarié d'une société de portage qui facture le client. L'entreprise cliente reçoit une facture (comme avec un freelance classique), mais le travailleur bénéficie du statut salarié. Coût pour l'entreprise : TJM + TVA. Frais de portage : 5 à 12% du CA HT prélevés sur la rémunération du freelance. Avantage principal : élimine le risque de requalification en CDI tout en conservant la flexibilité.
Stage ou alternance : une alternative moins chère que le CDI ?
Un stagiaire en stage conventionné (> 2 mois) perçoit une gratification minimale d'environ 600 €/mois (50% du plafond horaire de la Sécurité sociale en 2026), exonérée de charges sociales jusqu'à ce seuil. L'alternance (contrat d'apprentissage ou de professionnalisation) est très avantageuse : aides de l'État, exonération partielle de charges, crédit d'impôt. Ces formules conviennent pour des profils juniors en montée en compétence — pas pour une expertise immédiatement opérationnelle.
Quel est le vrai coût d'un licenciement économique ?
L'indemnité légale de licenciement est de 1/4 de mois de salaire brut par année d'ancienneté (jusqu'à 10 ans), puis 1/3 au-delà. À cela s'ajoutent : le préavis (1 à 3 mois selon l'ancienneté et la convention collective), l'indemnité compensatrice de congés payés, et les éventuels dommages-intérêts en cas de contestation. Pour un salarié à 4 000 € brut/mois avec 5 ans d'ancienneté, le coût minimum de rupture dépasse 15 000 €. C'est pourquoi la provision rupture conventionnelle est intégrée dans notre simulateur.
CDD vs CDI : y a-t-il une différence de charges sociales ?
Les charges patronales et salariales sont identiques entre CDD et CDI. La différence principale est la prime de précarité (10% du salaire brut total) versée en fin de CDD, sauf exception (CDD saisonnier, contrat de remplacement, CDD donnant lieu à embauche en CDI). Un CDD de 6 mois à 3 000 € brut/mois coûte donc ~2 700 € de prime de précarité supplémentaire. Le CDD est pertinent pour les remplacements ou les surcroîts d'activité identifiés — pas pour tester un profil à long terme.
Le simulateur donne une première orientation — mais votre convention collective, votre secteur et votre stade de croissance peuvent modifier considérablement la décision optimale. Nos conseillers RH spécialisés PME peuvent vous accompagner.
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